Méthodologie pour s’introduire dans une boite mail

Cet article est une extension du cours Les réseaux de zéro. Le présent contenu n’étant pas admissible sur le Site du Zéro, il faut bien le mettre quelque part !

À l’origine, ce que vous allez lire devait être une sous-partie d’un chapitre nommé « Méthodologie pour réaliser une intrusion ». Vu que sur ce blog, je n’ai pas de contrainte de validation, je vous fournis déjà la première sous-partie que j’ai écrite. Ce n’est pas forcément la plus passionnante, le meilleur viendra après.

Méthodologie pour réaliser une intrusion

Vouloir infiltrer un réseau ou pénétrer dans un ordinateur, c’est quelque chose qui necéssite méthode et discrétion. Avant de vouloir pirater, il faut savoir ce qu’on veut précisément et procéder par étapes. Ce chapitre est là pour vous apprendre à réfléchir, pas pour vous apprendre des techniques ! Au travers des exemples que nous vous proposons ici, nous espérons que vous comprendrez que la réflexion est aussi importante sinon plus que la technique.

Attention ! L’accès frauduleux à des réseaux ou à des ordinateurs est illégal dans la plupart des pays. Si vous tentez de violer la loi, faites très attention à rester discret et à utiliser des techniques d’anonymisation.

Le classique : la boite mail

Pendant une période, on me demandait de temps en temps, sur un forum de sécurité informatique (qui n’existe plus aujourd’hui), comment accéder à la boite mail de quelqu’un d’autre. Je n’avais pas pour habitude de répondre, puis un jour, j’ai eu un intérêt à répondre à quelqu’un. Et je lui ai expliqué comment je voyais les choses.

Pour accéder à une boite mail, il faut 2 choses : l’adresse et le mot de passe du compte. En général, l’adresse, on l’a déjà. Mais le mot de passe, c’est ce qu’on cherche.

Où es-tu, petit mot de passe ?

Qui connait le mot de passe qu’on cherche ? Techniquement, seul le propriétaire du compte. Même le serveur ne le connait pas, normalement. Il est généralement crypté ou hashé dans un fichier ou une base de données. Après, si vous voulez juste récupérer des e-mails en particulier, vous pouvez tenter de vous attaquer au serveur, mais si c’est un service comme Yahoo ou GMail, bon courage…

On considère donc que seul le propriétaire du compte connait le mot de passe. Ce serait dorénavent notre victime.

Cible verrouillée

On sait maintenant à qui s’attaquer. Maintenant, l’objectif est de récupérer son mot de passe. C’est là que votre réflexion et votre imagination vont devoir s’activer. Comment le récupérer ? Pour répondre à cette question, j’ai d’abord cherché à savoir où on va pouvoir l’intercepter.

  • Tout d’abord, pour accéder à sa boite mail, la victime va taper son mot de passe sur son clavier.
  • Ou elle utilise un logiciel comme Thunderbird ou Windows Mail qui stocke son mot de passe, ce qui fait que la victime ne le tape pas.
  • Puis elle va l’envoyer à son serveur de mails, dans tous les cas.
  • Le mot de passe va ensuite arriver au serveur. Il ne va pas plus loin.

Pour le serveur, ce n’est pas envisageable.
Par contre, lors de l’envoi, il est possible d’intercepter le mot de passe à plusieurs conditions.

Vous avez dit cryptographie ?

On va considérer qu’une fois la trame contenant le mot de passe a passé l’ETCD (l’équipement qui est directement relié à Internet, en général le modem), c’est impossible de le récupérer. Il faut donc l’intercepter entre l’EDDT (cela peut être un smartphone, un PC, une console de jeux, …) et l’ETCD. Si la liaison entre les 2 est exclusivement filaire, il faudra se brancher sur le même réseau avec un câble. Si c’est du Wi-Fi, ça peut se cracker. Dans les 2 cas, il faudra effectuer un MITM et analyser les trames qui passent (sauf si le réseau Wi-Fi est ouvert, auquel cas on peut voir directement les trames avec un analyseur comme Wireshark). Si vous n’avez pas envie de vous casser la tête, des logiciels comme Cain automatisent le processus d’attaque MITM et de récupération de mots de passe. Toutefois, le MITM ne peut se réaliser que si la connexion au serveur mail n’est pas sécurisée. Sinon, dans le meilleur des cas, vous récupérerez des trames cryptées qui ne vous serviront pas à grand-chose (j’espère que vous avez du temps devant vous si vous essayer de les décrypter), dans le pire des cas (utilisation de TLS…), la connexion ne s’effectuera pas, car certains protocoles protègent de cette attaque.

Pas évident, hein ? Et qu’en est-il de s’attaquer directement à la machine de la victime ?

Intrusion (carrément)

C’est moins prise de tête : soit vous récupérez directement le mot de passe quand la victime tape au clavier grâce à un keylogger, soit vous récupérez les fichiers de configuration du logiciel de messagerie de la victime. Pour ce dernier cas, si vous avez accès physiquement à la machine, vous pouvez copier ces fichiers pour les exploiter tranquillement chez vous, sinon, installer un cheval de troie pour le faire peut être une solution. Là, c’est moins facile… Attaque de la machine, social engineering, phishing, à vous de trouver la méthode adaptée. Après, il est probable que les mots de passe stockés soient cryptés…
La méthodologie de cette intrusion n’est pas l’objet de cette sous-partie, à vous de réfléchir ! ;) Pour une petite révision sur les définitions des logiciels d’espionnage, c’est par ici.

Vous y voyez plus clair ? En apprennant à découper par étapes ce que vous voulez faire, vous pouvez créer beaucoup plus facilement une méthode pour parvenir à vos fins. La méthodologie décrite ici n’est pas la seule possible, à vous d’être inventifs et astucieux et discrets, aussi. Par exemple, si vous récupérez des informations grâce à un trojan, ne vous connectez pas sur le réseau de votre victime avec vos gros sabots votre propre adresse IP mais utilisez un logiciel comme Tor…

La sécurité selon Orange

Vous le savez bien, il y a Internet et Internet par Orange. Figurez-vous qu’il y a aussi la sécurité et la sécurité par Orange.

Il y a quelques jours, je me connecte sur un réseau Wi-Fi Orange (une Livebox). Par hasard, je vais sur orange.fr. Stupeur ! Je me retrouve connecté sur le compte du propriétaire de la ligne.

WTF ? Je me connecte sur une Livebox et sans rien faire, j’ai accès à toutes les informations du propriétaire de la ligne : nom, prénom, adresse postale, numéro de téléphone, adresse e-mail, boite mail, détails des factures Orange, RIB (sic !), options de la ligne (d’ailleurs, j’ai découvert qu’on pouvait accéder au Minitel par Internet depuis une ligne Orange), etc.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que n’importe quelle personne qui pirate votre réseau Wi-Fi Livebox a accès à toutes vos informations personnelles. Par défaut, une Livebox est sécurisée par du WEP et du filtrage MAC (autant dire que ça se pirate en moins de 30 minutes). Vous serez content de savoir que n’importe qui peut savoir qui vous êtes (d’autant plus si vous utilisez couramment votre boite mail Orange), à quelle banque vous allez (grâce au RIB), …

Il y a quelque chose qui m’échappe, mais quoi ?

Relativisons toutefois : depuis une autre Livebox, je suis allé sur orange.fr et on m’a proposé de m’identifier. Avec l’adresse mail du propriétaire de la ligne. Bah oui, il ne faudrait surtout pas être trop discret chez Orange.

Étrangement, quand je vais sur sfr.fr depuis une ligne SFR, on ne me dit rien sur le propriétaire de la ligne. Je ne comprends pas.

Il y a Internet, et il y a Internet par Orange où on dit tout sur ses abonnés à n’importe qui… Je dis ça, je dis rien…

P.S. : j’en profite pour vous informer que j’ai mis un bouton Flattr sur ce blog. Si vous aimez ce que je fais, vous pouvez laisser un petit peu d’argent pour financer le nom de domaine, par exemple. 🙂

Début d’étude du système de Deezer

Suite à mon article sur la récupération des chansons de Wireshark, je me suis dit que j’allais faire la même chose pour Deezer. Juste du texte, pas de vidéo, car l’étude n’est pas un succès complet et il n’y a donc pas de quoi trop détailler et montrer ce que j’ai fait. Logiciels utilisés pour l’étude : hjsplit, Wireshark, Firefox, EditHexa.

Préparation du terrain

Avant toute chose, j’ai remarqué que la barre de chargement se charge de manière saccadée, j’en ai déduit que le chargement d’une chanson se fait morceau par morceau. Je me suis dit « en les récupérant un par un et en les assemblant, on doit pouvoir retrouver le fichier original ». Partant de là, je me suis mis à la récupération en question.

Cueillette d’octets

Je lance une chanson et récupère donc ces morceaux par blocs de 409600 octets avec Wireshark que j’exporte dans des fichiers séparés que je joins ensuite avec hjsplit. J’ouvre le fichier joint avec EditHexa pour voir rapidement le contenu : ça commence par la structure d’un mp3 normal, super. Je colle donc l’extension .mp3 au fichier rassemblé et j’écoute. Yeah, ça marche… jusqu’à la 25ème seconde où ça devient n’importe quoi, comme quand on passe une cassette à l’envers (vous savez, un truc rectangulaire avec une bande magnétique). Zut… Puis une idée me vient : puisqu’on dirait une cassette à l’envers, peut-être que les morceaux après le premier ont été « reversés », c’est-à-dire écrits à l’envers ?

reversefile

Puisque qui ne tente rien n’a rien, je code rapidement un petit programme en C pour écrire à l’envers ces morceaux, octet par octet. Je « reverse » le 2ème, je réassemble… Et zut, ça ne fonctionne pas. Deezer a donc mis une protection un peu plus sophistiquée que ça. Pour en savoir plus, il faudrait télécharger le lecteur flash et le décompiler pour retrouver les fonctions de protection utilisées, mais je n’en ai pas le courage pour le moment. Si quelqu’un veut continuer le travail, ce serait sympa de m’en faire part !

 

En attendant, il reste toujours le téléchargement illégal, plus simple mais moins passionnant d’un point de vue découverte… 🙂

On n’demande qu’à en rire : un après-midi de tournage

En tant que fan d’On n’demande qu’à en rire, j’ai assisté, avec des potes, au tournage du mardi 14 février. 2 émissions ont été enregistrées : celle du vendredi et celle du samedi. Débrief.

Arrivée au Moulin Rouge

Après m’être inscrit 2 semaines à l’avance sur claponline.com, après avoir reçu un e-mail de confirmation me demandant d’être là à 15h précises, me voilà devant le Moulin Rouge à… 14h07. Et il y avait déjà la queue devant les portes. Pas énorme, comparée à ce qu’elle était vers 15h, mais quand même, on voit que les gens sont prévoyants. On a attendu environ une heure avant de pouvoir rentrer. On nous demande d’ouvrir nos sacs avant de rentrer, puis on les dépose au vestiaire. On nous prête un boitier pour voter et nous voilà partis pour… attendre encore une bonne demi-heure dans les marches. Pendant ce temps, on voit arriver Jean Benguigui qui, en guise de salutation, nous clame « ça va chier grave ! » (véridique 😀 ), ainsi que Catherine Barma, suspendue à son téléphone. Elle a eu le droit de se faire huer par quelques connards lors de sa montée des marches… Et enfin, on commence à rentrer dans le studio !

Découverte du studio

Et là, waw ! Les dimensions du studio ont l’air très différentes de ce qu’on voit à la télé ! Le plateau central paraît plus petit, les décorations circulaires lumineuses bleues ont l’air plus grandes… On nous place dans les gradins. Derrière Jean Benguigui, un peu au dessus (ce qui fait que quand la caméra est sur Jean, on ne voit que nos jambes, mais il parait qu’on nous voit par moments quand même… 🙂 ). Le temps que le jury arrive, on nous briefe sur la conduite à adopter. Il faut applaudir en rythme pendant le générique, applaudir quand Laurent Ruquier présente le jury et les humoristes, etc. Catherine Barma, Jean Benguigui et Jean-Luc Moreau arrivent, on n’attend plus que Laurent ! Le voilà qui arrive, ses lunettes à la main… Waw, on le reconnait à peine sans ses lunettes sur le nez !

Ça tourne

On commence par enregistrer l’annonce qui sera faite sur France 2 quelques minutes avant l’émission, juste avant la publicité. Puis on enchaine avec l’émission proprement dite. Ça se passe comme à la télé, à part quelques « fails » ou quelques propos déplacés qui seront coupés au montage. Toutefois, j’ai eu la sensation un peu étrange de regarder mon émission préférée mais avec un angle complètement différent, un peu comme si ce n’était pas tourné dans le même studio. Bien sûr, j’ai voté avec mon boitier. 🙂 L’enregistrement de la première émission terminée, on fait une pause de 10 minutes pendant laquelle on nous distribue des bouteilles d’eau, puis c’est reparti. À la fin de la 2nde émission, je commençais à en avoir plein la tête (les lumières, le bruit pendant près de 3 heures, ça fatigue). On nous a remercié puis on est partis. Malheureusement, on n’a pas pu obtenir d’autographes…

Et nous voilà déjà dans le métro pour rentrer ! C’est vraiment une expérience à faire si on aime l’émission, mais franchement, je ne le ferais pas tous les jours, c’est réellement fatigant. Je répondrai à vos questions dans les commentaires ou sur Twitter (@vincesafe), sauf si ça concerne un sketch pas encore diffusé.

Voilà, si vous voulez assister à l’émission, inscrivez-vous sur claponline.com ou par téléphone au 01.41.11.11.11 (faites-le au moins 2 semaines à l’avance, les places partent vite). 🙂

Videos in German: making-of / Le making of des vidéos en allemand

[Fr] La plupart des personnes ayant regardé mes vidéos étant anglophones, cet article est écrit en français et en anglais. Ce making of ne sera pas sous la forme d’une vidéo car le travail que j’effectue est majoritairement écrit, alors me filmer en train d’écrire…

[En] Since most of my watchers are English-speaking, this article has to be both in English and French. This making-of won’t be a video, because most of my work is writing, so I won’t record myself writing…

English

People who watch my videos that I made to practice German are surprised that I’m able to speak as I do. I have to say that those videos had been prepared for a few days before being recorded. Here is the way they are made.

First, I have to find a topic. It was not very difficult for the 1st video: introducing myself is basically the first thing I could do to start. The 2nd one crossed my mind by chance.

Then, I write what I want to say on a paper, as it comes. I write in German if it comes to me directly, or in French if don’t know how to say what I mean. After my text is written, I translate what I can in German and I look for the missing words in dictionaries (Reverso, Wordreference, and so on).

I have now the first version of the text. It contains mistakes, so I send it to German penpals who correct it and explain me the right way to say things I wrote wrong. I write the new correct version on a paper.

If the text is not too long, I learn it by heart, then I record the video. Else, I read the paper while I record the video. You may think I cheat, but after recording the video, I know every word I used and the right way to say things I said! I add those words in my Anki decks to make sure I won’t forget them.

Making those videos really help me to improve, even if I look for words in dictionaries and penpals help me. You should try it if you are learning languages! (Maya and Saskia, this is for you! :p )

Videos aren’t edited after recording. By the way, I don’t have any videocamera, I just record with a smartphone. You don’t need expensive material to make videos. Just dare!

French

La plupart des personnes qui regardent mes vidéos où je parle allemand sont surpris de la façon dont je parle après si peu de temps. Je dois dire que ces vidéos demandent un certain temps de préparation. Voici la façon dont je les prépare.

D’abord, je dois trouver un thème. Pour la première, c’était pas bien difficile, se présenter est une des premières choses qu’on fait quand on apprend une langue. Pour la deuxième, l’idée m’a traversé l’esprit et ça m’a inspiré.

Ensuite, j’écris ce que je veux dire sur un papier comme ça vient. En allemand si ça me vient directement, en français sinon. Une fois le texte écrit, je traduis ce que je peux en allemand et je cherche dans des dictionnaires (Reverso, WordReference, etc.) les mots qui me manquent.

Ça fait une première version du texte. Il contient encore des erreurs, alors je l’envoie à mes correspondantes allemandes pour qu’elles le corrigent. Elles m’expliquent au passage mes erreurs et la bonne façon de dire ce que j’ai exprimé maladroitement. J’écris cette nouvelle version sur un papier.

Si le texte n’est pas trop long, je l’apprends par cœur, sinon, je lis le texte pendant l’enregistrement. Vous vous dites peut-être que c’est de la triche, mais une fois la vidéo enregistrée, je connais tous les mots du texte et de bonnes tournures grammaticales. J’ajoute les mots nouveaux à mes paquets Anki pour être sûr de ne pas les oublier.

Faire ces vidéos m’aide vraiment à progresser, même si je dois chercher dans des dictionnaires et demander de l’aide à des natifs. Vous devriez essayer si vous apprenez une langue étrangère ! (Maya et Saskia, je dis ça pour vous ! :p )

Il n’y a pas de montage dans mes vidéos. D’ailleurs, je n’ai pas de caméra, je filme juste avec un smartphone. Vous n’avez pas besoin de matériel coûteux pour faire des vidéos. Il faut juste oser !

Ma méthode pour apprendre l’allemand

(Article publié le 26 septembre 2011 à l’occasion de la 10ème journée européenne des langues.)

Si je réussis à m’exprimer un petit peu en allemand au bout de 2 mois alors que certains arrivent à peine à dire une phrase au bout de 2 ans, c’est que j’ai une méthode qui fonctionne. Pas un vrai protocole, mais quelques trucs glanés principalement chez Benny Lewis que j’ai arrangés à ma sauce.

Premièrement, je me suis renseigné un peu sur la langue en elle-même. J’ai lu en diagonale la page Wikipédia, ayant déjà une vague idée de ce à quoi la langue ressemble.

Ensuite, j’ai trouvé 2 cours très différents mais qui sont complémentaires : le guide d’Allemand-facile.com et « Deutsch, warum nicht ? » (« l’allemand, pourquoi pas ?’) de la Deutsche Welle. Le premier est très axé sur la grammaire, tandis que l’autre nous embarque dans une histoire dans laquelle on avance doucement tout en apprennant du vocabulaire et peu de grammaire. La grammaire ne me pose pas trop de problèmes pour le moment, je l’assimile facilement. Je suis en moyenne 3 « épisodes » de « Deutsch, warum nicht? » par semaine, alors que je ne prends un cours de grammaire qu’une fois dans les nuées.

Mais le vocabulaire, je ne me contente pas de le lire car je suis incapable de le retenir comme ça, et c’est pareil pour vous ! C’est pourquoi j’utilise Anki, un logiciel de répétition espacée. J’édite 2 listes de vocabulaire que je tire principalement de mes leçons (allemand -> français et français -> allemand) et le logiciel me fait réviser les mots en fonction de la difficulté que j’ai à les mémoriser. Il faut réviser tous les jours car sinon, les mots s’accumulent et lorsqu’on reprend, on a une masse de vocabulaire à réviser et qu’on a plus ou moins oublié car on ne l’a pas vu pendant un certain temps… Pendant les vacances d’été, je n’ai pas révisé pendant 4 jours et la reprise a été difficile.

Ce vocabulaire, il faut qu’il serve ! C’est pourquoi je le combine avec la grammaire que je connais pour réaliser des vidéos dans lesquelles je m’exprime en allemand. En réalité, j’écris le texte à l’avance (j’y reviendrai dans un futur article) et je le fais corriger par des natifs. Néanmoins, les personnes qui me corrigent ont assez peu de corrections à faire et m’ont confié qu’elles étaient assez surprises que je puisse écrire des textes pareils au bout de si peu de temps.

Ces natifs, je les ai rencontrés sur Interpals. C’est un réseau social pour les personnes qui apprennent des langues. Il est axé sur l’échange linguistique. Essayez, c’est assez simple d’utilisation ! Je discute régulièrement avec l’un de ceux que j’ai connus par Interpals sur Skype par écrit en anglais, mais lorsque je peux exprimer ma pensée en allemand, je le fais, même si je sais que je vais faire des erreurs.

Je passe en moyenne 30 minutes par jour à apprendre l’allemand. Je dis bien « en moyenne » : il m’arrive d’y passer 15 minutes mais aussi d’y consacrer des après-midis entiers (c’est assez rare, en réalité, je fais ça par pure passion). Pour mon objectif qui est de pouvoir parler un peu allemand correctement d’ici la fin de l’année, ce rythme me semble adapté, mais rien ne vous oblige à faire comme moi.

J’espère que ces quelques conseils vous seront utiles ! Ils sont applicables pour pratiquement n’importe quelle langue.

Allemand : où en suis-je ?

Cela fait environ deux mois que je me suis mis à l’allemand. Mon objectif est toujours d’être capable de m’exprimer un peu dans cette langue d’ici la fin de l’année 2011 et je suis bien parti pour réussir. Je ne connais pas beaucoup de vocabulaire, pas beaucoup de grammaire, mais c’est suffisant pour pouvoir dire des choses simples (avec des fautes de grammaire, mais ça reste compréhensible par les natifs). J’ai réalisé 2 vidéos dans lesquelles j’essaie de parler allemand pour m’entraîner. J’expliquerai ma façon de les créer dans un prochain article. Avec environ 300 mots, quelques bases grammaticales et un peu d’aide, on peut se présenter brièvement (première vidéo) et expliquer pourquoi on apprend l’allemand (deuxième vidéo). J’en ai profité pour travailler les autres langues que je parle ou que j’apprends en sous-titrant les vidéos en français, anglais, italien et espéranto.

J’ai une façon de travailler qui me permet d’assimiler rapidement et sans trop d’efforts, en y passant moins d’une demi-heure par jour. Elle me permet d’atteindre en 2 mois un niveau que ceux qui apprennent l’allemand à l’école atteignent en un an ou plus. Je la détaillerai dans un prochain article.

Missions impossibles… ou pas

Je suis passionné par les langues. Il y a quelques jours, j’ai découvert l’excellent site Fluent in 3 months (en anglais). Benny Lewis, son auteur, est hyperpolyglotte : il parle anglais, irlandais, français, espagnol, italien, portuguais, espéranto et allemand. Il donne des conseils pour apprendre plus efficacement une langue. Il se fixe des objectifs dingues, comme apprendre et parler de manière fluide une langue en 3 mois. Ça me semble impossible… Mais je viens de tomber sur cet article et l’ai lu en entier. L’auteur y explique que ce qui nous parait impossible ne l’est généralement pas et qu’on se donne des excuses pour justifier que l’on baisse les bras facilement.

En parallèle, j’ai commencé à apprendre l’allemand il y a environ une semaine. Un coup de tête… J’ai eu un coup de cœur pour une chanson allemande et c’est ce qui m’a motivé. Pourquoi pas… J’ai bien commencé à apprendre le japonais sur un coup de tête en 2008 après avoir lu un manga ! J’ai eu une petite discussion récemment sur Twitter au sujet de l’allemand, je cherche à comprendre pourquoi la plupart des personnes qui apprennent l’allemand à l’école savent à peine former une phrase correcte après plusieurs années. Je me suis dit « c’est incroyable, c’est si difficile que ça ? ». Alors je me fixe un objectif : pouvoir commencer à communiquer en allemand, même peu, avant la fin de l’année 2011. On verra bien ce que ça donne (c’est ce que je me dis tout le temps quand je me lance dans un truc hasardeux).

J’aimerais donc des retours de personnes ayant appris l’allemand (ou subi des cours d’allemand) : combien de temps y avez-vous passé, réussissez-vous à vous exprimer dans cette langue ? Merci d’avance !

Code-barres magique : les cartes de fidélité

Je vous avais déjà parlé de Prixing, une application Android / iOS qui peut décoder des QRCodes et des codes-barres. Il permet aussi de scanner et de stocker ses cartes de fidélité. Ça évite d’alourdir son portefeuille. Le principe est très simple : dans le menu de Prixing, il suffit de toucher « Mes cartes » pour avoir la liste des cartes déjà enregistrées. Plus qu’à toucher celle qu’on veut faire apparaître et magie (ou presque), elle s’affiche sur l’écran. Pour en ajouter, il faut toucher le + en haut à droite, choisir l’enseigne et scanner sa carte avec l’objectif de l’appareil photo de votre smartphone. Ce qui est bête, c’est qu’il faille être connecté à Internet pour enregistrer une carte. Pour scanner des produits, c’est normal, le logiciel interroge la base de données (elle n’est pas téléchargée sur la mémoire de l’appareil, heureusement, vu la quantité de produits, d’avis et de photos…), mais pour juste enregistrer une carte…

Je n’ai jamais eu l’occasion de tester si ça marchait vraiment en magasin. J’essaierai quand j’en aurai l’occasion.

Informations, piège à cons

Il y a un phénomène que je ne m’explique pas, c’est l’intérêt des gens pour les « informations ». Je parle des infos du genre « untel s’est noyé dans une rivière », « meurtre à Trifouillis-les-bains », et autres du même genre. On trouve ces trucs dans les journaux papier, en ligne, télévisés et radiophoniques. Franchement, à quoi ça sert ? Ça va vous apporter quoi de lire des histoires pareilles ? Tout au plus, ça passe le temps dans les transports. Il y a d’autres moyens moins abrutissants de s’occuper dans ce genre de cas, pourtant.

Je peux comprendre qu’on puisse s’intéresser à l’actualité internationale et locale. Mais savoir qu’un accident a eu lieu à l’autre bout du pays… Vraiment, je ne comprends pas l’intérêt. Et il y a des gens qui payent pour ça ! Et il y a des gens qui sont payés pour diffuser ça !

Si vous regardez / écoutez / lisez régulièrement ce genre d’infos, s’il vous plait, expliquez-moi l’intérêt que ça a pour vous. J’aimerais vraiment éclaircir ce mystère.

(Pour le titre, n’y voyez rien d’injurieux, ça m’est venu à l’esprit comme ça.)

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