Bonjour,

Vous avez un instant ? Regardez autour de vous dans un lieu public. Que voyez-vous ? Des gens qui ont les yeux rivés sur leur smartphone, leur tablette, leur ordinateur. Rien de très extraordinaire à l’heure où l’accès à Internet est très facile et où le numérique est omniprésent. Oui mais… Que font ces gens réellement ? Ils jouent en attendant leur train, ils lisent un e-mail qu’ils viennent de recevoir, ils consultent leur Facebook… Des activités tout à fait banales. Maintenant, demandons-nous comment ils le font. Oui, comment ? Avec un smartphone ? Ils ont donc probablement installé une application. Pour ce faire, ils ont accordé des autorisations qu’ils n’ont sûrement pas lues. Mais quelle importance pour eux que leur jeu favori ait accès à leurs informations personnelles. Ces personnes y prêteraient bien plus d’attention si la société éditrice venait installer des caméras de surveillances chez elles.

Et comment fait cet homme d’affaires dans la gare pour lire ses e-mails depuis son ordinateur ? Il utilise un réseau Wi-Fi public ? Il n’en a sûrement rien à faire non plus que ce qu’il envoie puisse être intercepté voire détourné par n’importe qui. Ou plutôt, il ne doit pas être au courant. En effet, qui connait les problématiques liées aux smartphones et aux réseaux informatiques ? À part ceux qui étudient ou travaillent dans le domaine, pas grand-monde. Avant le scandale PRISM, une grande majorité des gens ne s’était jamais demandé si elle était surveillée, par qui et comment. La surmédiatisation de cette affaire est une brèche dans laquelle il peut être intéressant de s’engouffrer pour prévenir le grand public des dangers auxquels il s’expose inconsciemment.

Sensibiliser le grand public par des médias grand public

Si on ne met pas les gens en face de la réalité, ils ne vont pas aller la chercher d’eux-mêmes. C’est pourquoi j’aimerais créer une association de sensibilisation aux comportements à risques auxquels des milliers voire des millions de personnes se livrent quotidiennement sans s’en rendre compte. Je pense principalement à l’installation de tout et n’importe quoi sur les ordinateurs et smartphones, à l’utilisation de réseaux Wi-Fi publics hasardeux, au manque de protection des mots de passe, … L’idée est d’intervenir dans des médias de masse comme la radio, la télévision, les journaux ou l’affichage public en publiant des posters « choc » ou qui interpellent, ou en expliquant de manière très accessible ces risques.

Une association ?

La réalisation de campagnes de sensibilisation ne peut pas se faire tout seul. C’est pourquoi j’aimerais monter une association composée de plusieurs membres ayant des rôles différents pour mener à bien les opérations. Il faudrait des designers pour réaliser des affiches, des chargés de communication pour intervenir dans les médias, des auteurs pour écrire des cours accessibles afin d’expliquer concrètement les dangers, etc. La structure et le fonctionnement ne sont pas encore clairement définis : l’objectif de cet article est de vous présenter l’idée et de voir si elle intéresse du monde. En fonction des retours et des personnes qui voudront s’investir avec moi dans cette activité, nous verrons ce que nous ferons. Aucune date, aucun délai n’est actuellement défini : je préfère prendre le temps de bien définir ce que nous préparerons quitte à ce que l’association ne soit montée qu’en 2014. Une chose est sûre : vu la façon dont les gens (hors geeks) utilisent leur PC ou leur smartphone, le potentiel de la prévention est énorme.

Ça vous intéresse ?

Si vous êtes motivé par l’idée, sérieux et que vous souhaitez œuvrer avec moi, vous pouvez me contacter par e-mail (vince at vincesafe.fr). Cette association serait à but non lucratif et les activités non rémunérées, du moins dans un premier temps. Dans tous les cas, n’hésitez pas à me donner vos impressions, vos idées, vos remarques dans les commentaires de cet article ou par Twitter (@vincesafe).

À toutes fins utiles, je suis apprenti ingénieur dans une société de télécommunications et j’habite en région parisienne. Il serait donc plus facile de créer une association avec des personnes franciliennes dans un premier temps, puis d’ouvrir par la suite des branches dans d’autres régions voire d’autres pays.

Merci de votre attention.

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